Les pédales « boutiques »


Qu’est-ce qu’une pédale « boutique » ?

On entend par pédale boutique une pédale qui a été faite à la main dans un esprit custom à la manière d’un luthier à la différence d’un matériel industriel.

La marque jmb experience est évidemment de type « boutique ».

 

Pourquoi choisir une pédale boutique plutôt qu’une grande marque industrielle ?

Il y a d’excellentes pédales industrielles bien sûr, Strymon, Boss, Ibanez, Dunlop, mais il y a aussi beaucoup d’arguments pour choisir une pédale boutique ou au moins en avoir une dans son pédalier en voici quelques-uns :

 

Un concept singulier.

A la différence des modèles industriels, une pédale boutique se doit d’être singulière dans son schéma, sa déco, son concept.

 

Schéma : Un grand nombre de marques ne font que copier des modèles existants. On voit parfois pousser des marques en un éclair avec une gamme de 20 pédales. C’est impossible de développer autant de modèles originaux et de les présenter de front.

BOSS s’est par exemple largement fait piller ses schémas.

Une pédale boutique se doit de proposer quelque chose de différent dans le circuit ou bien de transcender un vieux modèle avec des composants vintages ou introuvables.  

Zvex par exemple développe pour ses pédales un schéma singulier qui sonne comme rien d’autre : Fuzz Factory, Machine, Wooly Mammooth…

Par exemple il n’y a pas d’équivalent à la Nitrogen 21 ou la Money for Nothing sur le marché.

La MFN (Money for Nothing) a demandé 1.5 an de travail, en réglant très précisément chaque composant, chaque valeur, en essayant des tas de solutions, d’idées… On a fait 13 prototypes. Peu de sociétés industrielles peuvent se permettre cela…

Sur la gamme jmb experience qui compte 4 pédales, il faut savoir qu’une bonne vingtaine a été développée puis abandonnée pour ne garder que le meilleur.

 

La déco : Des marques comme Zvex se sont spécialisées dans des déco faites à la main qui tranchent complètement avec un simple marquage fade.


Déco faite à la main pour les Zvex.

 

jmb experience a suivi ce mouvement en faisant à chaque pédale une déco qui sort de l’ordinaire.

Le concept :

La marque Française VL-Effects se démarque en choisissant des composants hors normes, vintages, transparents, des soudures à l’argent… Résultats : des pédales super transparentes qui sonnent comme rien d’autre.

 

Composants exotiques, soudure à l’argent pour VL-Effects

 

Pete Cornish lui a choisi le côté militaire / pro des choses en proposant des pédales « tank » prêtes pour une 3ème guerre mondiale. Il faut voir son matériel est destiné à des pros qui ne peuvent pas tolérer le moindre problème sur des grandes tournées. Pink Floyd, McCartney, Jimmy Page, Sting, Mark Knopfler… Pete Cornish a développé un envieux carnet d’adresses depuis ses débuts dans les 70’s.

 

Rien de fun pour la déco chez Pete Cornish : du lourd, des buffers partout, des grosses soudures : tout est orienté « robustesse scénique ».

 

Le choix des composants : Les pédales industrielles ont des composants dit « CMS » c’est  à dire qu’ils sont miniaturisés et sont posés par des machines, cela permet d’aller très vite comparé à un assemblage manuel.

Ces composants n’ont pas de propriétés audio particulières, les capacités sont basiques, pas vraiment transparentes et mangent parfois un bon paquet de fréquences.

 

 

Quelques exemples de composants CMS (composants montés en surface) par opposition au traversant.


Un exemple de machine de pose automatique des CMS

 


Le meilleur exemple c’est le facteur Q des capacités audio qui prend en compte l’ESR, c’est-à-dire sa transparence. 

Une capacité CMS / machine va avoir un facteur Q de 100, là où une capacité montée à la main et spéciale audio à un facteur Q de 2000, soit 20 fois mieux.

La capacité audio a des armatures et une construction la moins résistive possible, donc une grande transparence…

Les meilleures du marché sont les TAD Orange, utilisées dans les amplis custom (Hiwatt, Toneking), leur Q atteint parfois les 8000.

 

Capacités TAD présentant une transparence incroyable (facteur Q/ESR).

 

Tri et vieillissement des composants : Sur certains modèles jmb experience je trie les composants clés (transistors) pour ne garder que les meilleurs. De plus je fais vieillir certaines diodes par un procédé thermique pour leur donner un âge théorique de 20 ans ce qui donne plus de rondeur dans la saturation.

 

Montées à la main : C’est quand même plus fun d’avoir un appareil fait à la main plutôt qu’un truc monté par une machine impersonnelle non ? Chez jmb tout est soudé à la main, pas à pas.